"Off the rails in Phnom Penh"...
Il était une fois, dans un contrée « far far away », un pays qui valu le surnom de « Suisse de l’Indochine ». Un pays magnifique où le vert émeraude d’un océan de rizières se mélangeait au vert foncé d’une jungle impénétrable en passant par les eaux cristallines de ses plages dorées...le tout surplombé par des temples époustouflants à faire pâlir Notre Dame nationale...La vie y était d’une tranquillité unique, qui se laissait paisiblement emporter par les courants du Mékong et du Tonle Sap, loin de la mondialisation galopante et trébuchante. Certains diront arriérés, d’autres préféreront le terme authentiques : les habitants de ce pays étaient pauvres mais heureux, à défaut de ne pouvoir envier à l’Occident le progrès technologique. Il vivaient en paix et n’aspiraient qu’à survivre jusqu’au lendemain, afin d’assister au spectacle de lumières qu’offre l’aube sur cet océan de rizières.
Voici un tableau de ce pays, dont le peintre avait sur sa palette d’innombrables couleurs. Le résultat ? Un véritable chef d’œuvre, une merveille, digne même d´être classée numéro deux au patrimoine mondial de l’UNESCO...Mais cet artiste eut le malheur d’entreposer ce tableau, sans surveillance, au milieu d’oeuvres certainement moins abouties. Quand le peintre retourna voir son chef d’oeuvre, il ne vit non pas ce qu’il y avait laissé pendant des années, mais une marre de sang. Rouge vif. Une couleur qu’il n’avait pourtant utilisé qu’une fois, et d’un coup de pinceau, pour y faire apparaître un lychee, ce fruit d’aspect si étrange et de goût délicieux. Le sang suintait des tableaux environnants et de chaque tableau suintait un affluent de cette marre. Tandis que les autres tableaux s’étaient embellis, celui là avait disparu. Désintégré sous l’effet du sang, tantôt épais et tantôt fluide. Le tableau fût lentement consommé jusqu’à sa dernière fibre...Les autres tableaux furent vendus en échange d’une fortune par le peintre en question, qui ne se remit jamais de la disparition de ce qu’il considérait être sa propre Chapelle Sixtine. On raconte qu’il est toujours assis là, à observer cette marre se remplir d’un sang qui semble être vivant.
Mon histoire ne t’intéresse pas ? Tu t’en laves les mains ?
Si tu veux, je connais un bon endroit.
Bienvenue au Cambodge.
Le pays le plus miné au monde est aussi l’un des 50 pays les plus pauvres. Un destin que personne ne lui prédisait il y a de cela 60 ans. Qu’y a t il bien pu se passer ? Nous avons tous étudié la colonisation/décolonisation qui fait partie du programme d’Histoire Géo de Terminale. Et pourtant vous n’aurez pas grand chose à raconter du Cambodge...Cultivons nous l’ignorance pour échapper à la honte d’avoir fermé les yeux sur un génocide dans lequel nous avons une part de responsabilité ? Qu’à fait Ponce Pilate après la mort du Christ ?
C’est dans la région de Kompong Thom (Cambodge) et au sein d’une famille aisée que naquit Saloth Sar. Brillant élève, il fut l’un des rares bénéficiaires d’une bourse lui permettant d’étudier la radio électricité à l’EFR (rebaptisée EFREI depuis) en France. Arrivé à Paris, ce jeune passionné de politique délaisse très vite l’ingénierie pour se consacrer à une toute autre école : celle que constituent les rues cosmopolites de la capitale, propices à l’échange d’idées nouvelles et autres joutes verbales. Il rejoint le Parti Communiste Français au sein duquel il se familiarise avec l’idéologie marxiste. Convaincu de représenter le futur de son pays, il réfléchit à un nouveau modèle de société qui y serait applicable. 1954, les français sont contraints d’abandonner l’Indochine et la monarchie est restituée au Cambodge, propulsant le roi Norodom Sihanouk au pouvoir. De retour au pays, Saloth Sar désapprouve du régime et rejoint un partie communiste de faible envergure, le Parti Révolutionnaire du Peuple Khmer, qui deviendra plus tard le Parti communiste du Kampuchéa, organe politique du régime Khmers rouges. Qualifié de « Political Potencial » par les chinois, Saloth Sar sera plus connu dans les livres d’Histoire sous son nom de guérillero…Pol Pot.
Leader d’un des régimes les plus atypiques et violents de notre siècle, Pol Pot orchestra l’(auto-) génocide cambodgien. 1975-1979 : il ne lui faudra que quatre années pour se débarrasser d’un quart de la population de son pays. Pourquoi ?
Par idéalisme. Les idées étaient remarquables. L’application, terrifiante. (A bon entendeur…)
Des années de combats et de troubles politiques nous mènent jusqu'à aujourd'hui. Le royaume du Cambodge, sorte de monarchie constitutionnelle, est officiellement démocratique. La réalité est une dictature du premier ministre Hun Sen, organisée par d'anciens Khmers rouges repentis et qui n'a d'autre dessein que de s'enrichir sur le dos d'une population qui crève de faim. Corrompus, les membres du gouvernement vivent dans un luxe ahurissant au milieu d’une misère accablante. Il arrive aux cambodgiens de se rendre aux urnes...en connaissant d'avance l'issue du vote. Le Cambodia's People Party, actuellement au pouvoir, possède un bureau dans tous les quartiers, dans tous les villages, même les plus reculés. C'est pourquoi les cambodgiens ne vous parleront qu'à voix basse du régime en place car les informateurs sont partout. La délation paye très bien. Les opposants sont plus ou moins discrètement éliminés. Allez, parce que je ne peux résister la tentation de vous prouver que "le Cambodge c'est vraiment du grand n'importe quoi" : officiellement, le droit de grève est reconnu au Cambodge. Tout aussi officiel est le plan « anti grève » interdisant toute forme de grèves et pouvant s'avérer extrêmement violent. Et la liste des absurdités continue, faisant du Cambodge un Etat de non droit. N’allez pas me parlez de justice dans un pays où aucun des responsables du génocide n'a été jugé.
"Il y a ici deux lois: celle des textes officiels et celle de l'argent. On ne reconnaît que la seconde." me disait une serveuse d'un bar de la capitale. Bienvenue dans un monde où tout t’est permis! A condition d'avoir de l'argent...mais ça, de l'argent, en venant d'Europe, tu en as. Sexe, drogue, armes, alcool… laisse l'argent faire ton bonheur au détriment des autres.
Arrivé à Phnom Penh, le tuk tuk te proposera de t'emmener au "shooting range". En fonction de l'arme que tu choisiras, en échange de quelques dollars, il te sera possible de jouer les Marlon Brando dans Apocalypse Now. Revolver, AK47, grenades, bazooka,etc. Le choix t'appartient. Là encore, si tu désires faire l'achat d'un de ces gadgets, pas de panique! Il suffit juste de demander à un tuk tuk ou autres moto taxi de t'emmener au revendeur le plus proche, qui donnera une petite commission au taxi pour t'avoir emmené le voir en priorité.
Comme en témoignent les innombrables bordels, la prostitution/prostitution infantile représente LE grand volet touristique du pays. On y voit des groupes de chinois, de passage au pays pour affaires, emmener aux chambres privées quelques filles qui ne reverront jamais le jour. La femme est un objet, un jouet sexuel, dont la vie ou la mort importe peu pourvu que le client soit satisfait. Et sachez que quelques clients ont d'étranges façons d'être satisfaits. Nul besoin d'être chinois pour le faire, en témoignent les 4*4 immatriculés "Médecins Du Monde" et "UNICEF" qu'il m'est arrivé de croiser dans les parkings de ces lieux peu fréquentables pour d'anciens "colons", censés apporter culture et civilisation. Les occidentaux viennent en masse, seuls, pour assouvir leurs désirs sexuels les plus inhumains. La réputation du Cambodge en tant que pire pays au monde concernant la traite des femmes n'est plus à a faire! Mais voyons donc!, ne voyez vous pas qu'en venant au Cambodge apprécier la chaire fraîche, il créent de l'emploi, donnent de l'argent à des femmes/petites filles qui seraient depuis longtemps mortes de faim si ce n'était pour leurs « généreuses » contributions post partouze?
Il est néanmoins impossible d'en vouloir à tout le monde. Qui détester ? Celui qui consomme, celui qui vend, les deux? Imaginez qu'il s'agit ici de survivre, jour après jour. Si survivre implique vendre votre fille de 7 ans au proxénète qui vous en fera le meilleur prix alors ainsi soit il. Ce choix difficile permet souvent la survie ponctuelle des parents et des enfants. N’essayez pas de comprendre, d’appréhender, ni même de juger car cette pauvreté nous dépasse complètement…
Assis à une table du bar le "Green Vespa" de Phnom Penh, j'engage la conversation avec un anglais, la cinquantaine et des tatouages partout sur les bras. Je lui faisais part de mon incompréhension concernant ses motifs pour avoir quitté son pays et décidé d’ouvrir un bar ici.. "Il n'y a pas grand chose à faire à ici", lui dis je. A quoi il me répondit: "Sexe bon marché, drogues bon marché, alcool bon marché...qu'est ce que tu veux de plus?" Ce sourire cynique qui se dessinait sur son visage voulait me faire comprendre que j’étais encore dans les mœurs européennes, qui ici n’avaient plus aucun sens. Autour de ce large visage rouge au sourire inquiétant se trouvaient les jeunes (16-18 ans) serveuses du bar, son harem, qui n’avait d’autre choix pour survivre que de se soumettre aux volontés du patron et de ses amis. Oublies tout ce que tu as pu entendre sur ce qui est bien ou mal, et laisses toi emporter par un monde ou le plus fort, qui s'avère souvent être le plus riche, assouvit ses désirs les plus fous. Tu seras un Aladin sans foi ni loi et tes voeux s'exauceront en rythme au son du frottement de ton portefeuille. Ca c’est si tu veux être un con.
Pour qui est sain d’esprit, le Cambodge c’est avant tout un pays magnifique et des gens merveilleux. Ils se battent tous les jours pour survivre et trouvent quand même le temps de vous sourire, naturellement, et de vous offrir à manger ou à boire. Faîtes vous du bien, oubliez le Vietnam et la Thaïlande, venez au Cambodge.
Selon autorisation, le film documentaire de Bruno Carette, « Chroniques douces amères » sera diffusé en amphi vers la fin 2006.
1 A, si vous souhaitez faire votre stage de fin de 1ère année a Cambodge dans une institution de micro finance à Phnom Penh , c’est plus que possible.
S’adresser à - PEACH, Presidente ou Vice Président
où directement à
- max.darrort@yahoo.fr
Quelques mots sur les services de santé au Cambodge…les ONG…et la micro finance.
L’absence de réglementation constitue une véritable aubaine pour les charlatans et autres « médecins qui s’improvisent ». Nul besoins d’avoir étudié pour bénéficier du titre de médecin, il convient juste de payer le prix. Ici tout est affaire d’argent. C’est ainsi qu’un certain nombre de chinois, thaïlandais, vietnamiens et cambodgiens opportunistes et sans connaissances particulières se lancent dans le business lucratif des hôpitaux privés. Aucune loi, aucun texte ne va à l’encontre de leurs activités et rien ne peut être contrôlé.
Connaître la vérité qui se cache derrière les rideaux de ces hôpitaux-théatre n’est pas chose facile. Ce que nous savons, nous le devons aux témoignages de victimes qui viennent en ultime instance chercher des soins auprès d’ONG ou de médecins compétents. La réalité est terrifiante : ce sont de véritables «apprentis sorciers» qui capitalisent sur la faiblesse physique et psychologique des patients, sinon sur leur décès. En premier lieu, chaque patient se voit faire l’objet d’un bref audit financier dont l’objectif n’est autre que de connaître sa capacité de remboursement des soins et celle de sa famille. En fonction de cela, et d’un diagnostic souvent fictif, le patient se verra proposer un certain nombre d’opérations ou de médicaments. Une simple toux peut donner lieu à plusieurs opérations chirurgicales, sans aucun rapport avec le mal d’origine. Pendant les opérations, le «médecin» se transforme en bourreau, triturant le corps de sa victime comme s’il s’agissait de dépecer du bétail, n’ayant pas la moindre connaissance en matière de médecine contemporaine. Ceux qui survivent se découvrent mutilés : des séquelles physiques qui constitue autant de handicaps à la recherche d’un travail et d’une vie sociale normale. Facturées une fortune, ces «opérations» sont parfois réalisées de force, notamment lorsque la famille du patient est réputée pour avoir les moyens. Dans ce cas, pour éviter que le patient une fois sorti de l’hôpital ne dénonce ces pratiques frauduleuses, ils procèdent à sa lobotomisation. La facture payée par la famille, ils se débarrassent du corps qu’ils envoient mourir dans les hôpitaux publics. Les moto-dops (moto-taxi) constituent l’une des catégories sociaux professionnelles les plus exposées à ce genre de risque. Dans un accident de la route, les victimes inconscientes sont en effet souvent évacuées vers l’hôpital le plus proche, dont rien ne garantie la valeur.
Les hôpitaux publics (HPC) constituent le second flanc des services de santé au Cambodge. Dépendant du gouvernement et d’autres institutions internationales de développement tel que l’OMS, ce sont les hôpitaux de référence. On y trouve des médecins de toutes les nationalités qui y opèrent dans le cadre d’une ONG (Croix Rouge Suisse/Française, Médecins du Monde, Pharmaciens Sans Frontière etc.), d’un emploi à part entière ou d’une mission de formation destinés aux médecins locaux. Ces derniers sont généralement formés en université par des médecins français.
Le paradoxe du système de santé réside dans le fait qu’une grande majorité de malades choisit les hopitaux privés au détriment des HPC. Il y a plusieurs explications à cela, la première étant une corollaire de l’impopularité de l’Etat sous toutes ses formes : les Cambodgiens ne font pas confiance au secteur public, aussi bien dans la gestion des fonds que dans la distribution de services. La seconde raison est financière et tient au fait que les HPC pratiquent des prix plus élevés que la concurrence. Enfin, l’ignorance de la population en matière de médecine créer un décalage entre l’offre proposée en hôpital public et la véritable demande. Les charlatans du privé adoptent un discours beaucoup plus «traditionnel», donc plus apprécié de la population.
Une « clientèle » déviée par le secteur privé constitue un véritable écueil pour le développement des services de santé publics, plus largement pour le développement général du pays. Il est cependant important de noter qu’une écrasante majorité d’HPC a du mal à joindre les deux bouts malgré des prix plus élevés que le privé. Le matériel, le «savoir» (le vrai cette fois !), les infrastructures se monnaient. Vu la situation des comptes de l’Etat, les HPC ne peuvent bénéficier de suffisamment de fonds pour assurer la qualité de leurs services ainsi que la pérennité de leurs activités. L’aide internationale a semble-t-il su cibler cette demande. Les nombreuses ONG à vocation médicale qui opèrent au Cambodge rendent possible un transfert de connaissances, de matériel et de financements qui permet le développement des services de santé publics.
Il est cependant malheureux de constater que l’aide internationale se laisse aller à une mauvaise allocation des ressources, dont les canaux de distribution répondent plus à une logique marketing orientée vers les pays donateurs qu’à une véritable demande des pays receveurs. Une des illustrations les plus flagrantes est le suréquipement des centres luttant contre le virus du Sida relativement à l’état des services de traitement de la tuberculose et à son nombre de victimes. Alors que la tuberculose est l’une des maladies les plus mortelles et des plus fréquentes au Cambodge, le virus du Sida concernerait bien moins d’1% de la population. Locaux esthétiques aux installations dernier cri, les centres Sida sont excellents, même selon les standards européens. Comparez les maintenant aux installations pour les malades de la tuberculose et faites un bond de 4 siècles en arrière pour retrouver l’époque des «mouroirs»…des cabanes en bois, aux fenêtres brisées au fond d’un jardin laissé en jachère et des malades entassés les uns sur les autres, sans traitement. Trop peu d’infirmières, trop peu de médicaments et trop peu de matériel.
On retrouve à présent une question d’actualité : l’improductivité de l’industrie du développement (the aid industry). Dans ce cas présent il convient de qualifier la situation de relatif échec. Raisonnons en termes économiques : l’industrie du développement a surestimée l’importance de la demande en soins contre le virus du sida, créant de fait une offre disproportionnée. Sur un marché concurrentiel, la conséquence immédiate aurait été le dépôt de bilan. Dieu soit loué !, nous ne sommes pas sur un tel marché et donc ne sommes pas soumis à une quelconque rationalité économique. Certes, un accès gratuit aux anti rétroviraux est un grand pas en avant pour les personnes atteintes du VIH, mais qu’advient il des autres malades ? De toute évidence, l’Occident est inquiet du développement du virus à l’échelle mondiale et l’aide international n’a guère eu besoins de fournir beaucoup d’efforts pour récolter ce splendide butin. Cette maladie est parmi nous, populaire, insidieuse, comme un des seuls maux qui nous résistent encore et auquel nous n’avons pas trouvé d’antidote. Une maladie «star» en quelque sorte. La tuberculose est beaucoup moins médiatisée, moins «flashy», moins «sexy», pour reprendre le vocable marketing.
Nul besoins de se fatiguer à chercher un bouc émissaire, l’industrie du développement saura en trouver un toute seule. Un qu’elle pourra donner en pâture à l’opinion publique et qui lui donnera l’occasion de se faire oublier, l’espace d’un moment au moins, de ses détracteurs.
La tuberculose n’est cependant pas la seule maladie à ravager en toute impunité la population Cambodgienne. Il semblerait que la terrible époque des «Khmers rouges» ne soit pas simplement gravée dans les mémoires mais aussi dans le corps de nombreux survivants, qui auraient développés à la suite des famines infligées une certaine résistance au glucose : environ 10% de la population Cambodgienne souffre de diabète. Le budget d’un Cambodgien moyen ne peut supporter les dépenses de traitement d’une maladie chronique et se «contente» donc…de ne pas se faire soigner.
Une situation que le GRET (Groupe de Recherche et d’Echange Technologique), pionnier de la micro assurance au Cambodge, est actuellement le seul à combattre en proposant une couverture santé aux populations les plus démunies. Son fonctionnement ressemble grosso modo à celui que nous connaissons en Europe et repose sur le versement mensuel de premiums, la constitution d’un fond de garantie pour les trois premiers mois et la couverture d’un panel soins. Tout cela en partenariat avec un des meilleurs hôpitaux publics du Cambodge. Même si le GRET n’est pas encore en mesure de couvrir le traitement des maladies chroniques, il établit les fondements d’un système d’assurance accessible à tous et réalise la difficile tâche de sensibilisation de la population au principe même d’assurance et de médecine moderne. Il réalise aussi un important travail de promotion auprès des populations pauvres en faveur des hôpitaux publics, dont il participe aussi à l’appui financier par le biais de son partenariat avec l’hôpital municipal de Phnom Penh.
La situation de monopole implique un certain degré de risque, aussi bien pour le GRET lui-même que pour les populations cibles de son programme de micro assurance. Avec un fort taux de croissance du nombre d’assurés pour les prochaines années, un hypothétique naufrage du GRET serait grandement préjudiciable pour deux raisons principale. La première est sociale et concerne l’appauvrissement des populations assurées, par la perte définitive d’une épargne et la vulnérabilité en cas de maladie. La seconde est psychologique et se rapporte à la méfiance sinon le mépris vis-à-vis des institutions de micro finance (IMF) engendré par cette faillite, ce qui rendrait compliqué voire impossible la création d’autres programmes pourtant nécessaire au développement du pays.
Max (et Aleuchi)
"Off the rails in Phnom Penh: Into the Dark Heart of Guns, Girls and Ganja." Amit Gilboa, un livre à lire pendant son séjour...
Commenti
Un regard plus qu'incisif Le 10-10-2006 par Alexandre (Sup de Co 2008)
| Max, ce texte est plein d'émotion et de sensibilité, attributs que je te reconnais très bien. Ce que je noterai ouvertement ici est la nuance importante, crue et bien évidemment démystifiante que tu apportes à l'action humanitaire ou de développement dans ces pays. Je vois un peu plus l'ampleur que cette expérience a représenté pour toi. Nous en reparlerons bien davantage dès que possible, c'est certain. |
Emouvant...j’en ai eu les larmes aux yeux… Le 12-10-2006 par Kim Nay (Sup de Co 2006)
Un article de grande qualité !!! Le 18-10-2006 par Rémi (Sup de Co 2006)









