Grant Lee Buffalo
Alors j'écoute Grant Lee Buffalo. Et le troupeau de boeufs qui m'entoure et auquel j'appartiens se transforme en un somptueux ballet de mustang gallopant dans la prairie. Ce n'est plus la glauque chaleur humaine qui me prend à la gorge, c'est le grand air qui m'emplit les poumons : je peux enfin reprendre ma respiration. Je suis libre : je peux soutenir sans crainte le regard désapprobateur de cette petite vieille en déambulateur qui envie jusqu'à l'émasculation ma place assise. Mais j'en ai rien à foutre de cette sale viauque : et d'abord qu'est ce qu'elle a à foutre dans le RER à 8h30 du mat'? Moi je suis un cowboy, et mon canasson , il s'appelle escalator. La misère humaine? Je ne connais plus, j'ai Grant Lee Buffalo dans les oreilles.
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