Pourquoi Nicolas Sarkozy va gagner les élections
Je viens de lire le programme allégé du bonhomme et mes derniers doutes viennent de s’évaporer aussi vite qu’une pinte de Guinness un soir de St Patrick : Nicolas Sarkozy va être le prochain président de la France.
J’arrête tout de suite ceux qui voudraient m’accuser immédiatement de prise de position partisane ou d’incitation quelconque. Oui j’irais voter les 22 avril et 6 mai 2007 mais plus par respect pour les combats de ceux qui ont gagné ce droit et pour soulager ma conscience civique que par conviction ou espoir. La France n’occupe plus que l’arrière plan de mes préoccupations aussi bien en tant que pays, symbole, et avenir.
Plus je voyage et plus je réalise que Jean Baudrillard avait raison en affirmant que : « chaque pays porte une sorte de prédestination historique qui en marque presque définitivement les traits. Pour nous, c’est le modèle bourgeois de 89 et la décadence interminable de ce modèle qui dessine le profil de notre paysage. Rien n’y fait : tout tourne ici autour du rêve bourgeois du XIXème siècle. »
Ironie du sort : Nicolas Sarkozy pourrait bien être celui qui fera entrer notre pays de plein pied dans le XXème siècle pour le meilleur mais surtout pour le pire.
Mais il n’est pas à moi d’en juger, ce choix revient aux Français et vers quel modèle de société ils souhaitent évoluer. Je me contenterai donc de suivre cette élection d’un œil attentif et amusé comme le spectateur bon public d’une pièce qu’il connaît par cœur.
Donc pourquoi Nicolas Sarkozy va-t-il remporter les prochaines élections ?
Parce que tous les sondages le donnent gagnant ?
Mauvaise réponse.
Parce que la majorité des français sont maintenant à droite selon les mêmes sondages et semblent avoir déjà intériorisé les valeurs et les solutions du candidat Sarkozy ?
Douteux si l’on en juge par le résultat des élections régionales mais les conversations et les opinions glanées chez des gens se définissant comme « à gauche » ainsi que l’exploitation fructueuse, du moins au début, des thématiques traditionnelles de la droite par Ségolène Royal me donnent envie de dire : pourquoi pas ?
Parce que depuis son retour sur le devant de la scène politique (il y a environ cinq ans) Nicolas Sarkozy ne cesse de marteler son discours et son attitude de la rupture plus ou moins tranquille et de se positionner comme le candidat pragmatique, dynamique, qui parle « vrai », qualités (réelles ou supposées peu importe cela fait partie du rôle que choisit l’acteur politique) qui semblent trouver un écho favorable auprès d’une large frange de la population qui paraît sentir qu’il y a quelque chose de pourri au Royaume de France qu’il faut réformer fissa et qu’ y a en qui profitent, et qu’ y a trop d’émigration, et qu’y a trop d’insécurité, et qu’y en a trop d’impôts et qu’ y en pas assez de compétitivité et que les chinois y vont nous bouffer.
Répondre à toutes ces angoisses avec un ton ferme mais qui se veut respectueux des valeurs républicaines et du modèle social français tout en jouant sur la rupture avec la politique de grand papa le tout avec un panache hystérique et en sachant que peu de gens ont les moyens intellectuels et techniques de mettre des chiffres et des concepts sous la batterie de propositions de son projet « rassembleur », ça me semble être une combinaison gagnante dans le contexte actuel.
Parce qu’il y pense tous les jours et pas qu’en se rasant, parce qu’on ne m’empêchera pas de croire que derrière le discours tire larmes « moi aussi j’ai beaucoup souffert » il y a une vraie souffrance psychologique qui s’est sublimée en rage de réussir et de prouver à son papa, à Chirac, à Pasqua et à tous ceux qui auraient douté de lui qu’il va tous les niquer.
Une obsession pour le pouvoir qui frôle la névrose, une revanche à prendre sur le monde sont à mes yeux des motivations plus puissantes et plus efficaces pour un individu que la gloire de rentrer dans les livres d’histoire comme l’homme qui aura réformé la France, au forceps si nécessaire.
Pour ceux qui ne seraient pas convaincus par ces raisons qui frôlent dangereusement la psychologie de comptoir (où semblent d’ailleurs s’épanouir les thèses de Nicolas Sarkozy, comme quoi tout est lié), il y a l’analyse de son programme light (c'est-à-dire la brochure d’une quinzaine de pages intitulée « Mon projet » au dos de laquelle il sourit à des enfants comme un satire en vadrouille).
Là dedans il y a de vraies bonnes idées qui relèvent du choix politique applicable : audition pour les plus hautes fonctions par le Parlement sur le modèle des auditions du Sénat Américain, proposition d’un Habeas Corpus français (celui de l’Angleterre date de 1679, il était temps), le droit opposable au logement, apprentissage obligatoire de la langue pour les immigrés.
Il y a les grandes phrases pompeuses (la majorité des mots en gras) qui ne veulent rien dire et sur la plupart desquels on ne peut être que d’accord : « l’enseignement et la recherche seront pour moi une priorité absolue, « j’aiderai les familles à chacune des étapes de leur existence », je veux être le Président du pouvoir d’achat (depuis quand les statistiques votent ?), « en cinq ans nous pouvons atteindre le plein emploi », « je souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés » etc… En gros, on effectue une batterie de sondages qualitatifs avec la cagnotte de l’UMP que l’on a récupéré au passage et on identifie toutes les aspirations et les valeurs de la grande majorité des français, on secoue tout ça dans la tête de quelques conseillers et voilà : un programme dont les fondements sont dans l’air du temps.
La politique est devenu un produit qui satisfait des citoyens consommateurs et non plus un idéal, une vision à laquelle souscrivent ou non les citoyens.
C’est pas grave, c’est de saison.
Mais il y a un défaut parmi toutes ces propositions qui arracheront sans doute de tonitruants « Ah bah voilà ce qu’il faut à la France » à la majorité du corps électoral et que je me sens obligé de pointer du doigt pour que les Français fassent leur choix en connaissance de cause : c’est que toutes ces propositions sont joyeusement contradictoires.
Consensus oblige, tout le monde bénéficiera d’un renforcement ou au pire d’une stabilisation des moyens alloués : éducation, santé, sécurité sociale, pouvoir d’achat, défense, politique agricole, allocations familiales, retraites, logement pour tous et le tout avec des promesses de baisse de fiscalité et d’une imposition moindre des successions ! Les politiques (et pas seulement Mr Sarkozy) semblent avoir oublié que la politique est la manifestation de choix collectifs et les électeurs que chaque allocation budgétaire suppose une ressource pour la financer. Rien de neuf sous le soleil mais crédibilité de la droite oblige (par opposition à la vilaine gauche dispendieuse), il faut trouver un moyen de crédible de financer tout ça.
D’où viendraient donc ces ressources ?
D’une formule magique qui lave plus blanc que la croissance du PIB : plus de travail= plus de richesse.
Vous entendez ce bruit ? C’est quatre générations d’économistes qui se retournent dans leurs tombes ainsi que tous ceux qui ont passé leur vie à effectuer de manière de plus en plus intense un travail inutile et improductif.
En dépit de ce que pensait Marx (et c’est sans doute la seule variable fausse dans sa lucide équation apocalyptique), ce n’est pas le travail qui est la valeur clé du système capitaliste, c’est la productivité. Pour parler comme les vrais gens, produire plus en moins de temps (ou avec moins de gens). La croissance sans équivalent des pays industrialisés au XXème siècle a explosé dans un contexte de réduction progressive du temps de travail : plus de machines, plus de méthodes, plus de connaissances, plus d’efficacité, plus de loisirs.
La variable clé est donc la productivité ce dont la France ne manque pas du point de vue du facteur travail (elle se situe même dans le haut des classements) mais qui lui fait cruellement défaut du point de vue de l’intensité capitalistique (équipement informatique et NTIC globalement). C’est plutôt ce type de productivité qu’il faudrait encourager.
Mais allez présenter le raisonnement ci-dessus en trois phrases dans un talk show politique.
Pareil pour la culture, Nicolas Sarkozy veut à la fois « transmettre les repères de l’autorité, du respect et du mérite » tout en affirmant que « l’école d’une grande nation doit faire lire de grands textes », oubliant au passage que les grands textes en question ont toujours manqué de respect à l’autorité, ont bafoué les valeurs établies, ont questionné les fondements de la société.
« l’Or ?- Je le hais comme vous haïssez Dieu. » écrivait Baudelaire en 1869.
Mais là encore peu importe, dans un monde à la complexité de plus en plus angoissante, il faut des réponses simples qui semblent faire appel au bon sens.
Nicolas Sarkozy l’a bien compris et c’est pour cela qu’il sera élu.
Y a-t-il une fatalité ?
A priori non. A posteriori, toujours.
Pour l’instant, il n’y a que deux choses qui pourraient empêcher Nicolas Sarkozy de remporter les élections.
Premièrement, qu’ils commettent une boulette plus grosse que lui qui lui aliène instantanément la frange, disons, « modérée » de son électorat du type :
« Je vous le dis solennellement (les mains s’abattent dramatiquement sur le pupitre), il n’y a pas de place en France pour tous ceux qui ne veulent pas travailler plus pour gagner plus. La France de l’effort on l’aime ou on la quitte »
Ou alors, la révélation d’une malversation tellement abjecte qu’elle réduirait à néant sa prétention de rupture avec la politique du népotisme et des intérêts privés comme par exemple le fait qu’il aurait négocié avec Chirac l’amnistie de ce dernier en échange de son retrait de la course à l’Elysée qui aurait visé à diviser la droite et de faire gagner la gauche.
Deuxièmement, la possibilité évoquée par Michel Rocard, peut être une des victimes les plus regrettables du mitterrandisme, celle de l’union de Ségolène Royal et de François Bayrou.
Si l’on en croit les chiffres, c’est la seule possibilité qui permettrait de battre Nicolas Sarkozy de manière à peu près certaine. Reste à savoir si la haine qu’il suscite est suffisamment rassembleuse et si les français et leurs représentants sont prêts à pousser l’idée du gouvernement d’union nationale dans ses retranchements.
Ou encore, faisant mentir mon plan, il y a l’éventualité d’un de ces caprices électoraux dont les français ont le secret avec la présence au second tour d’un duel François Bayrou/Arlette Laguiller, après tout depuis le temps qu’elle fait rire les français, ce serait une belle façon de la remercier.
Et ses principaux opposants ?
Royal donne trop l’impression de rédiger le discours du lendemain en fonction des sondages de la veille alors que les français semblent rejeter cette approche opportuniste de la politique pour favoriser les hommes ou femmes de convictions qui les brossent dans le sens du poil.
C’est sur ce créneau de Bayrou tente de se positionner surfant sur les effets de sa gueulante contre le parti pris des médias et de son prétendu refus de la politique démagogique qui ont trouvé un écho dans l’opinion. Le problème, c’est que son projet reste flou et un peu confus pour la majorité des français et que sa proposition d’union nationale peine à trouver un second souffle une fois passé l’effet de la nouveauté.
Le principal problème de la politique moderne sera la gestion du cycle de vie du produit.
A l’inverse Sarkozy offre l’illusion d’être un homme de convictions (ce qui rend ses écarts sympathiques) qui suit une ligne directrice fondée sur un projet cohérent s’appuyant sur un parti bien établi, contrôlé et financé. Il est pragmatique (comme tous ceux qui réussissent, murmure la pensée commune), ne prend que le meilleur du libéralisme et de la mondialisation,(même si comme dans le cochon tout est bon) et nous dit « qu’ensemble tout devient possible » et qu’il faut être « fiers d’être français ».
La synthèse parfaite de deux aspirations contradictoires de notre époque –volonté de s’insérer dans la mondialisation et maintien d’une bulle protectrice sociale, culturelle et identitaire- est tellement belle que j’en écouterais la Marseillaise, les larmes aux yeux et la main sur le cœur dans mon bureau de Shanghai surplombant la chaîne d’assemblage du nouveau Minitel dualcore avec écran plat.
En vertu de tout cela, je suis convaincu que le 6 mai 2007, ce sera le nom de Nicolas Sarkozy que PPDA prononcera à 20h00 avec le sourire satisfait de celui qui savait qu’il était dans le camp du gagnant depuis le début. Et la France rompra tranquillement avec le XIXème siècle qui faisait quelque part tout son charme pour entrer de plein pied dans l’ère de la modernité et de sa sainte trinité : image, travail et pragmatisme de marché.
Pour ma part, j’ai toujours cru qu’en dépit des apparences, les sociétés démocratiques ont les gouvernants qu’elles méritent.
Alea jacta est (almost).
Comments
Lapsus volontaire ? Le 16-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| "Nicolas Sarkozy pourrait bien être celui qui fera entrer notre pays de plein pied dans le XXème siècle" Oh que oui ! Mais certainement pas le XXIè... |
Ai-je tort ? Le 16-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
Contre l'indifférence Le 16-04-2007 par François (Sup de Co 2006)
sniffff Le 17-04-2007 par Jeremy (Sup de Co 2008)
Tim ? Le 17-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Argument ? Je te croyais européen convaincu, humaniste, logique et cohérent. |
Cela dit Le 17-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Cela dit je trouve ton article remarquable, Stan, je suis également d'accord avec François et Jérémy. J'ai été assez stupéfait lors de mes séjours à l'étranger de voir que les seules personnes qui critiquaient la France étaient les français. Bravo pour l'analyse psychologique du personnage Sarkozy. Il a eu une enfance dorée, n'a jamais manqué de rien. Mais il était mauvais élève, a mis très longtemps a obtenir son diplôme d'avocat, et était chahuté par ses camarades. Il a dû interioriser pendant longtemps un "un jour, je les aurai" qui lui a fait gravir petit à petit de nombreux échelons. Lisez le Marianne de cette semaine. Il dévoile ce que ses proches disent de lui, sous couvert de l'anonymat. C'est pas triste : cet homme ne pense qu'à lui, ne voit dans toute décision que ce qui peut l'avantager lui, ne pense qu'à ce que les gens peuvent penser de lui. Il n'hésite pas à passer des savons monumentaux à ses principaux soutiens (hier Hortefeux, avant hier Moreno, Fillon, Balkany, Copé, Bégag, tous y sont passés) lorsqu'ils font une connerie, émettent un avis différent du sien (rappelez vous comme MAM s'est faite canarder). En outre, il utilise des mots et une rhétorique qui, dans la bouche de Le Pen, aurait fait hurler tout le monde (prédéterminisme génétique, la France on l'aime ou on la quitte, etc). Il n'accepte aucune contradiction, en témoignent les savons que prennent les patrons de journaux, son boycott de Marianne et Libé, le licenciement du Rédac Chef de Paris Match, sa promesse "vous allez dégager" à la direction de France 3, etc. Comme tu l'as souligné, Stan, il a également un programme économique et politique totalement contradictoire. Promettre 50 Milliards d'Euros de dépenses en plus, et 50 milliards de recettes en moins, c'est tout simplement injouable. Promettre le non remplacement de 1 fonctionnaire sur 2, mais promettre aux enseignants, militaires, hopitaux que ça ne les concernera pas (alors qu'ils représentent 80% des fonctionnaires), c'est également injouable. Soit la France court à la faillite, soit il a juste dit ça pour s'atirer la sympathie des électeurs et ne le fera pas. Je penche pour la 2è solution. Pour terminer, je dirais à ceux qui votent pour lui en disant "cet homme sait ce qu'il veut, il a du charisme, et il va nous remettre la France à l'endroit" que ce ne sont pas des arguments. Pour ce qui est du charisme, les 4 principaux candidats en ont, car pour être arrivé où ils sont, c'est à dire à la tête d'un parti, désignés candidats par un parti, il faut avoir du charisme. Dans une réunion internationale, ça suffit. Sarkozy a réussi à se brouiller avec le ministre de l'intérieur espagnol, car il n'était pas d'accord avec lui. C'est ce charisme là que vous voulez ? Il s'est prosterné devant Bush, c'est ce charisme là que vous voulez ? La plupart des plus mauvais dirigeants du XXè siècle avaient du charisme. La totalité des dictateurs dans le monde, a du charisme, savent ce qu'ils veulent, et voulaient remettre leur pays "à l'endroit". Nicolas Sarkozy a un véritable problème personnel, il a quelque chose à prouver, pour lui-même, mais la France n'a pas à régler le complexe de supériorité d'un homme. Elle a d'autres problèmes à régler. |
Sarkozy ne gagnera pas le 6 mai Le 17-04-2007 par Romain (Sup de Co 2006)
La petite phrase Le 17-04-2007 par Stanislas (Sup de Co 2005)
Sarko cohérent? ou pas... Le 17-04-2007 par Nour (Sup de Co 2007)
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| Voici le lien d'un article publié dans le Financial Times et repris dans Courrier International, c'est une analyse des principales propositions économiques de Sarkozy... [Cliquer ici] |
Bayrou Le 17-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Héhé Le 17-04-2007 par Charles (Sup de Co 2002)
Droit de réponse Le 17-04-2007 par Romain (Sup de Co 2006)
J'abonde Le 17-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| En 2002, l'UMP n'existait pas avant la présidentielle. Aux législatives, elle a fait 33%. Avec ces 33%, elle a eu 62% de l'assemblée. Bayrou président présentera un candidat dans chaque circonscription. Il ne fait aucun doute que de nombreuses personnes au PS, à l'UMP, chez les Verts, et dans d'autres partis le rejoindront, car ils trépignent déjà (Goulard, Bégag, Rocard, DSK, Kouchner en sont des exemples). Il a également des gens de grande qualité dans son équipe (même s'ils sont moins connus). Aux législatives, on élit un candidat par circonscription. Depuis 1958, les candidats de la majorité présidentielle gagnent facilement. Imaginons qu'un candidat estampillé Bayrou se présente dans chaque circonscription. Il passera sans problème le premier tour. Au deuxième, il sera soit face à un PS, et gagnera grâce aux voix de la droite, soit face à UMP, et gagnera grâce aux voix de la gauche, soit face aux deux, et n'aura aucun problème a terminer premier avec la majorité relative. Bayrou n'aura donc aucun mal à rassembler une majorité absolue à l'assemblée, beaucoup moins de mal que la gauche en tous cas. Pour ce qui est des gouvernements, aucun candidat n'en a annoncé. Je répète, on peut être pour le programme économique de Sarkozy, mais c'est un dangereux psychopathe imbu de lui même doublé d'un complexe de supériorité qui ne fait les choses qu'en fonction de lui, pas en fonction de la France. De plus, il partage des idées dangereuses avec la droite conservatrice américaine, et avec l'extrême droite française. Il est donc un candidat dangereux, un candidat qui muselle les médias, et qui ne pourra pas gouverner sans violence. |
ouaisouaisouais Le 17-04-2007 par Jeremy (Sup de Co 2008)
oups Le 17-04-2007 par Jeremy (Sup de Co 2008)
Je suis d'accord Le 17-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Le dire, ce n'est peut-être pas la bonne façon de convaincre les "gentils colleurs d'affiche de la droite dure et de l'extrême droite" (bouh ils sont méchants les gauchistes qui font des moustaches à sarko sur ses affiches) comme le dit Charles, mais au moins, on pourra pas dire que j'avais pas prévenu. |
Que faire??!! Le 17-04-2007 par Solène (Sup de Co 2004)
de toute facon Le 18-04-2007 par Clement (Sup de Co 2008)
ROYAL Le 18-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
D'accord...mais... Le 18-04-2007 par Solène (Sup de Co 2004)
Bayrou Le 18-04-2007 par Damien (Sup de Co 2007)
SARKO Le 18-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Certes il n'est pas parfait! Le 18-04-2007 par François (Sup de Co 2006)
François, tu as raison Le 18-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Sarko Le 19-04-2007 par Charles (Sup de Co 2002)
Tactique Le 19-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Assez de la tactique de l'UMP du "oui ok Sarko c'est un connard, mais regardez chez vous c'est pire". Voter Sarko, Tim, c'est aussi voter pour quelqu'un qui a préféré ne pas défendre la constitution européenne pour faire chier Villepin. Voter Sarko, c'est voter pour quelqu'un qui a préféré foutre en l'air le CPE pour faire chier Villepin. Voter Sarko, c'est voter pour quelqu'un qui n'a jamais eu aucune difficulté dans sa vie, qui a eu une jeunesse dorée, qui a réussi à se faire virer de ses écoles privées chères pour mauvais comportement, qui a mis 9 ans à avoir son diplôme d'avocat. Voter Sarko, c'est voter pour le ministre du budget de l'histoire de la 5è République qui a creusé le plus gros déficit. Voter Sarko, c'est voter pour quelqu'un qui estime qu'on naît pédophile, homosexuel, suicidaire, délinquant. Voter Sarko, c'est voter pour quelqu'un qui se réclame des valeurs gaullistes, socialistes, humanistes, chrétiennes, mais qui n'en a en réalité qu'une : sa propre personne. |
Debout Le 19-04-2007 par Jeremy (Sup de Co 2008)
Re Julien Le 19-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Malencontreuse Le 20-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Donc, quand Sarko dit un truc affreux, c'est malencontreux. Quand Le Pen le dit, c'est scandaleux. Moi je dis qu'il y a de la mauvaise foi chez les sarkozystes. Pour le déficit, je n'ai pas compris ta phrase. Pour l'Europe, je mettrai ça également sur la mauvaise foi. |
OUIIIIIIII !!!!! Le 20-04-2007 par Jeremy (Sup de Co 2008)
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| IL l'a fait. VOTER Sarkozy, c'est voter pour un type qui balance la solution finale à la tronche de l'allemagne sans ménagements !!!! C'est booooooooon !!!! Voter Sarkozy c'est l'Europe à donf'!!! Bon, qui se met sur la gueule à donf' plutôt, mais c'est un détail. Et de toute façon, je vote pas pour un type qui ne maîtrise pas le B.A.BA de la génétique et qui de fait véhicule une idéologie crasse, surtout que l génétique et ses applications, CA c'est notre avenir tout proche. Alors avec un type qui confond une hélice ADN et celle du Charles de Gaulle aux commandes, merci. Mais bon, je suis content de voir que ses partisans sont d'une intense mauvaise foi dans leur PROCEDES (je souligne). Ca me conforte dans mes choix. Votez Sarko, car Sarko est grand. En talonnettes. [Cliquer ici] |
Un ami allemand Le 20-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Enfin, franco-allemand a d'ailleurs écrit à tous les journaux allemand pour leur signaler ce scandale. |
Quand meme Le 20-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Bayou et les islamistes Le 20-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
Pardon ? Le 20-04-2007 par Martin (Sup TG 2006)
AH OK Le 20-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Ah OK Timothée, super, on dit Endlösung. Voilà qui excuse Sarko. Nan mais tu te lis ? Je pensais que tu étais un humaniste européiste, mais je vois que je me suis trompé sur ton compte. En effet, le vote Sarko te convient bien. |
oulala Le 21-04-2007 par Charles (Sup de Co 2002)
lol Le 21-04-2007 par Timothée (Sup de Co 2006)
C'est clair Le 21-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Ben va en Chine alors, ce merveilleux pays du XXIe siècle. Et laisse la démocratie, l'humanisme, la justice et la solidarité à la France. |
Debout cavaliers du Rohan ! Le 21-04-2007 par Gautier (Sup de Co 2000)
a la fin c'est tjs le plus fort qui l'emporte... Le 21-04-2007 par Julien (Sup de Co 2005)
Vivons citoyen! Le 21-04-2007 par François (Sup de Co 2006)
Ruptures Le 21-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| [Cliquer ici] Je transmets un texte qui vient d'être "empêch?de publication avant les élections", concernant le bilan de Sarkozy en termes de sécurit? Il s'agit d'un livre qui vient d'être censur?par l'éditeur MICHALON, éditeur ayant subi des pressions. Serge Portelli est membre du syndicat de la magistrature, vice-président du tribunal de Paris, président de la chambre correctionnelle, etc. Son livre "Ruptures", dresse un bilan de Sarkozy au ministère de l'intérieur. ______________________ Serge Portelli, vice-président au tribunal de Paris, président de la 12e Chambre correctionnelle, a ét?conseiller de Raymond Forni ?la présidence de l'Assemblée nationale et doyen des juges d'instruction au tribunal de Créteil. Il est également membre du syndicat de la magistrature. Il est notamment l'auteur de : Moins de détention provisoire, Dedans dehors, journal de l'Observatoire International des Prisons, 2000 ; Une prison démocratique ?, Revue des addictions, avril 2001 et du Trait?de démagogie appliquée : Sarkozy, la récidive et nous, Michalon (2006). |
Avec Sarko société policière, société de violence (mdr....) Le 22-04-2007 par Julien (Sup de Co 2005)
C'est fou Le 22-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Trois sarkozystes ici, et trois fois le même laïus : ok, sarko a triché, mais les autres font pire. Moi je dis que ce n'est pas un argument. Quant au reste, oui, vivement que Sarko soit élu que ces juges marchent au pas, teudiou ! |
juste une mise au point Le 22-04-2007 par Martin (Sup de Co 2007)
| Voter Sarko, c'est voter pour quelqu'un qui n'a jamais eu aucune difficulté dans sa vie, qui a eu une jeunesse dorée, qui a réussi à se faire virer de ses écoles privées chères pour mauvais comportement, qui a mis 9 ans à avoir son diplôme d'avocat. tres bien julien, mais sache que quoi que tu en dises, la plupart des candidats sont issue de milieu bourgeois, et jusqu'à présent, stigmatiser quelqu'un à cause de son origine sociale, il me semble que c'est faire preuve d'un sectarisme assez indigne de quelqu'un qui nous dégueule sont discours humanisto-gnangnan à la figure pendant trois pages. Pour en revenir au sujet principale, je suis assez d'accord pour dire que la France est un pays structurellement de droites, et que tous les présidents de la cinquieme république étaient des homme de droite. |
Martin Le 22-04-2007 par Julien (Sup de Co 2003)
| Je n'ai pas stigmatisé le fait qu'il soit riche, je conteste juste le fait que dans chacun de ses meetings il se présente comme un homme qui a beaucoup souffert, qui a du se battre pour réussir, alors qu'il avait une cuiller dorée dans la bouche. |
belle justification... Le 22-04-2007 par Martin (Sup de Co 2007)
| Je n'ai pas stigmatisé le fait qu'il soit riche, je conteste juste le fait que dans chacun de ses meetings il se présente comme un homme qui a beaucoup souffert, qui a du se battre pour réussir, alors qu'il avait une cuiller dorée dans la bouche. donc pour toi, quelqu'un de "riche" n'a pas besoin de se battre pour réussir, par exemple, intellectuelement, ou socialement... un bon gros cliché de gauchiste qui me renforce dans ma conviction... et pour tout vous dire, si la gauche est aussi peu crédible, c'est que j'aimerai voir de quel métal était faite la cuieller qui était dans la bouche des hollande, royale et autre fabius, qui en plus de mentir à leur électorat en leur faisant croire qu'ils sont proche du peuple, mais qu'en plus il y croient eux meme... rendez nous maurice thorez, georges marchais et autre krazuki, eux savais ce qu'était la gauche: un combat et une réalité et pas une contestation systématique et un reve, en ce temps là, la droite n'avait pas a etre seulement médiocre pour la battre... |
Quand on a rien a dire d'intelligent qu'est ce qu'on fait ? Le 23-04-2007 par Julien (Sup de Co 2005)
Le plus rigolo maintenant Le 23-04-2007 par Clement (Sup de Co 2008)
C'est simple Le 24-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
Pour nicolas Le 24-04-2007 par Julien (Sup de Co 2005)
réponse à julien Le 26-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
réponse à julien Le 26-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
et merde Le 26-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
Voter pour quelqu'un Le 29-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)
voter pour quelqu'un Le 29-04-2007 par Sébastien (Sup de Co 2005)
n'empeche Le 29-04-2007 par Clement (Sup de Co 2008)
Et Ségolène Le 30-04-2007 par Nicolas (Tema 2006)






Je suis pas sûr Julien que dire que Sarkozy est dangereux psychopathe est un bon argument, en France, pour empêcher les gens de voter pour M. N.S. Ok, moi aussi j'ai lu le Marianne (abonné et tout et tout...), mais je pense pas que ce soit leur argument le plus pertinent. Même si je suis assez d'accord. N'empêche.



