Lloyd Cole & The Commotions
Lloyd et ses Commotions ont sauvé ma vie : Je rongeais mon frein depuis 2 heures déjà, essayant vainement de me changer les idées devant le film minable qu’on osait nous diffuser. Heureusement le bon vieux Lloyd était sur mon lecteur MP3, et subitement, tout le monde est franchement devenu sympa. Même le gros tout moche qui débordait de son siège, et qu’il y a encore une minute, je considérai comme une espèce de fontaine à végétaline purulente : il m’apparut tout à coup comme un joyeux débonnaire mordant la vie à pleines dents. Cette vieille que j’aurai voulu exciser avec les dents à cause de ses coups de pieds dans la tablette fixé à mon siège : elle m’apparut soudainement comme une néophyte des percussions aux accents free jazz. Même moi qui compte ses amis sur les doigts de la main de Django Reinhardt, j’aurai voulu faire de cette triste et joyeuse compagnie le cercle complet de mes amis. Donc merci à Lloyd et sa musique douce, pop à souhait, qui me fait encore plus aimer les années 80, celles sans coupes de cheveux décolorées, sans vestes bleues électriques à épaulettes dont on remonte les manches, les années 80 au trio gagnant : la sainte trinité guitare, batterie, basse sans lesquelles il n’y aurait pas de beatleseries possibles.
Merci Lloyd et merci pour les passagers de mon vol, car tu nous as sauvé : imaginons qu’à la place des tes Commotions, j’eu l’intégrale des Pixies, de Nine Inch Nails ou de Duran Duran ? C’était le crash.
Lloyd Cole & The Commotions : Rattlesnakes / Love Story / Anti Depressant
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